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L'abbaye Saint-Austremoine d'Issoire

Abbaye générique

Si la renommée de l'église romane Saint-Austremoine d'Issoire n'est plus à faire, on a parfois tendance à oublier qu'au Moyen Âge, cet édifice dépendait d'une importante abbaye bénédictine. Profondément remaniée au début du XVIIIe siècle, cette dernière développait jadis ses constructions au sud de l'église.
Ses vestiges sont aujourd'hui visibles au Centre d'art roman Georges-DUBY

 

La fondation de l’abbaye

Châsse de saint Austremoine

La châsse de saint Austremoine - Emaux de Limoges - XIIIe siècle

Issoire fut probablement dès le VIe, le siège d’une paroisse. Les circonstances de la fondation de l’abbaye restent imprécises et cette dernière ne peut en aucun cas être le fait de Stremonius (saint Austremoine), missionnaire venu évangéliser l'Auvergne au IIIe siècle. En effet, les premiers documents mentionnant à Issoire un établissement religieux placé sous la protection de saint Austremoine datent de la seconde moitié du Xe siècle.

 

Au XIe siècle, l’abbaye fut momentanément unie à celle de Charroux en Poitou. La reconstruction de l’abbatiale, à l'image des autres églises dites "majeures" comme celles de Saint-Nectaire ou d'Orcival, débuta durant le deuxième tiers du siècle suivant.

Si l’abbaye connut vraisemblablement quelques vicissitudes au cours des XIIIe et XIVe siècles, son développement atteint son apogée au XIVe siècle. Malheureusement sa mise en commende dès le milieu du XVe siècle la fragilisa : le nombre des moines, placés sous la règle de saint Benoît, est passé de 24 au XIVe siècle, à 20 au siècle suivant, pour stagner à 6 au XVIIe siècle et à la veille de la Révolution.

 

 

Le manque de moyens et le désintérêt des abbés eurent pour conséquences le délabrement des bâtiments, aggravé par des tremblements de terre. C’est cependant un abbé commendataire, Antoine Bohier, qui entreprit au XVe siècle d’importants travaux à l’abbaye, la dotant notamment d’un nouveau cloître et la pourvoyant d’un riche mobilier liturgique.

Plan de l'abbaye au XVIIe siècle

© Archives Nationales, 2603, n°III, 6, 2 - Plan de l'abbaye levé au XVIIe siècle

En 1575, les guerres de religion laissèrent le monastère dans un état d’extrême dégradation, le passage du capitaine protestant huguenot Merle, qui mis à sac la ville, ayant été dévastateur.
Un vaste programme de reconstruction fut mis en œuvre entre 1702 et 1724, mais, faute d’argent, semble n’avoir pu être totalement réalisé.

 

 

 

L’abbaye fut vendue comme Bien national le 9 juin 1791 : les bâtiments accueillirent successivement l’hôtel de ville, puis le collège qui subit un important incendie en 1820, mais resta établissement scolaire jusqu’en 1969. Ils ont été transformés en centre culturel depuis 1975.
Aujourd'hui, l'aile occidentale accueille la Médiathèque municipale Georges-Pompidou.
L'aile orientale abrite en son rez-de-chaussée le Centre d'art roman Georges-Duby, tandis que le premier niveau est dédié à des expositions d'art contemporain.

 

Documentation

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