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La fondation de l'abbaye de Saint-Austremoine

photo de l'abbatiale Saint-Austremoine

© Hervé Monestier - l'abbatiale Saint-Austremoine

Grégoire de Tours rapporte que Stremonius (Saint-Austremoine), futur évêque de Clermont, serait venu évangéliser la Gaule au milieu du IIIe siècle et aurait fondé un monastère à Issoire.
Au VIIIe siècle, les reliques de Saint-Austremoine sont transférées à Volvic, puis Mozac.

Au IXe siècle, l'incursion des Normands a contraint les moines bénédictins de l'abbaye de Charroux en Poitou à se réfugier sur leurs terres de Saint-Yvoine près d'Issoire.

Sous la conduite de leur chef Gilbert, ceux-ci fondent vers 938 dans la ville d'Issoire une abbaye consacrée à Saint-Pierre et Saint-Austremoine.

La construction des enceintes de la cité médiévale d'Issoire connaît des étapes successives. L'enceinte primitive daterait du Xe ou XIe siècle.

L'essor du monastère se traduit notamment par la construction, au XIIe siècle, de l'église de Saint-Austremoine.

Cet édifice est la plus vaste des églises romanes auvergnates (60 mètres de long). Il appartient au groupe des édifices religieux d'Auvergne dits "majeurs". L'église SAint-Paul, élevée à une dizaine de mètres à l'est de l'abbatiale Saint-Austremoine, se trouve déjà dans la première enceinte de la ville et serait alors une chapelle.

A cette époque, les églises de Saint-Avit et Saint-Priest sont édifiées non loin.

Une seconde enceinte peut être déterminée. Aujourd’hui elle n’apparaît plus que dans le tracé des biefs qui traversent la ville. Elle englobe, en plus du quartier Saint-Austremoine, Saint-Avit au nord et l’actuelle place de la République à l’ouest. Au mois d’août 1254, Saint-Louis use de son droit de gîte au monastère d’Issoire en revenant de la Terre Sainte. Le Roi, voulant visiter l’Hôtel-Dieu, constate que celui-ci est en très mauvais état et se trouve en dehors de la ville. Il exige alors que l’Hôtel-Dieu soit transféré dans le secteur de l’actuelle rue de l’Ancien Hôpital, à l’intérieur des remparts.

En 1270, Alphonse de Poitiers accorde à la ville une charte communale.

Par cet acte la ville reçoit le privilège de s’organiser en commune c'est-à-dire en association jurée entre les habitants qui désignent deux consuls (le consulat), élus chargés d’administrer les affaires communales.

En 1304, Issoire est mentionnée comme étant une des « treize bonnes villes » du Bas Pays d’Auvergne qui ont le droit d’envoyer des représentants aux Etats Provinciaux.

Soumises au contrôle du Roi, ces bonnes villes sont riches, remplissent une fonction de chef-lieu et sont souvent caractérisées par leurs enceintes.

Au XVe siècle, les ultimes remparts sont construits, matérialisés en grande partie par les actuels boulevards de ceinture.

Ils sont probablement édifiés dans le cadre du mouvement d’enfermement et de fortifications que connaissent de nombreuses villes durant la guerre de Cent Ans (1337–1453).

Le XVe siècle est une période prospère pour la « bonne ville » d’Issoire.

En 1471, Louis XI lui accorde trois foires annuelles, les jeudis après l’Épiphanie et l’Ascension et le premier jeudi de septembre. Durant la période qui s’étend du XIIIe au XVIe siècle la ville médiévale va surtout se développer autour du monastère bénédictin.

Parmi les familles qui marquent Issoire dans son architecture il est nécessaire d’évoquer le rôle de la famille Bohier.

Appartenant à l’ancienne bourgeoisie d’Issoire, elle est connue dès 1280 et anoblie en 1490. L’ancienneté de cette implantation explique le vif attachement de cette famille à la cité. Ainsi, bien qu’Austremoine Bohier exerce de hautes fonctions (chambellan du roi puis intendant de ses finances) il n’oublie jamais sa ville natale. Dans la deuxième moitié du XVe siècle il y fait construire à ses frais la Tour de l’Horloge. Il établit également à Issoire la recette générale des finances et il pourvoit la ville de deux portes. Son frère Antoine, abbé du monastère y fait construire le cloître. Les fils d’Austremoine Bohier occupent tous d’importantes fonctions. Thomas a les mêmes dignités que son père et possède une immense fortune. Il fait construire le château de Chenonceau en Touraine et celui de Saint-Cirgue (à 10 km d’Issoire). Son frère Antoine devient archevêque de Bourges et abbé commendataire d’Issoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire(s)

Par GEORGI Gini , 12 ans , RUMILLY :

le 01-11-2014 à 16:35:19
très bien
Ce site est génial, très bien pour faire un dossier en histoire

Par Werdinius Kierstin , 0 ans , Lund, Suède :

le 04-08-2010 à 21:43:48
Festival dárt roman
Sous Culture´je ne ´trouve pas dínfo sur le festival d´art roman dans l´Abbatiale d´Issoire.

Merci pour la parole.

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