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La Révolution (1789 – 1799)

À la veille de la Révolution, la situation économique est mauvaise et la monarchie ne semble plus répondre ni aux aspirations, ni aux besoins des Issoiriens.

C’est ce que révèle le cahier du Tiers-Etat de la ville d’Issoire qui contient 26 articles revendiquant une « réorganisation générale du pays, une réforme de la société et une plus grande égalité ». La ville adhère donc aux idées de la Révolution.Sur le plan national, la création des communes et des municipalités, ainsi que leur organisation, sont votées en novembre et décembre 1789. Avec 5000 habitants, Issoire doit élire huit officiers municipaux, dix-huit notables et un procureur de la République. Les élections municipales sont organisées au cours du mois de janvier 1790.

Dès le 14 novembre 1789, les biens de l’Église sont mis à la disposition de la Nation et l’année suivante est consacrée aux rachats de ces biens.

En juin 1791, les deux anciennes paroisses sont réunies en une seule. Ainsi, l’abbatiale bénédictine Saint-Austremoine devient paroissiale. Les bâtiments conventuels sont vendus nationalement lors de la suppression du monastère : le logis de l’abbé devient Hôtel-de-ville, un collège de garçons s’installe dans les bâtiments claustraux. En 1791, l’hôpital, à la suite de la vente des biens du clergé, est transféré dans l’ancien couvent des capucins, route de Parentignat. En 1792, la ville contrôle presque la totalité des couvents. Parallèlement, la période qui s’étend de 1789 à 1792 est marquée par d’importantes difficultés économiques et politiques.
Le roi est exécuté le 21 janvier 1793. Une majorité d’élus issoiriens approuve l’exécution.

Le mouvement de déchristianisation s’amplifie. Les signes de royauté et de féodalité sont détruits.

Le 16 novembre 1793, Couthon (1755-1794, originaire d’Orcet dans le Puy-de-Dôme, proche de Robespierre et Saint-Just, fit voter la loi du 22 prairial instituant la Grande Terreur) se rend à Issoire le 16 novembre 1793 pour assister à la réunion de la Société populaire d’Issoire. À la suite de sa venue, l’ordre est donné de faire détruire tous les témoins cultuels. Les Sans-Culottes sont désignés pour faire disparaître tous les « monuments de la superstition » dans les « édifices consacrés à un culte ridicule ». Plus de deux cents statues de saints en bois sont brûlées à Issoire. Les édifices dédiés à Saint-Paul et à Saint-Avit sont démolis peu après.

Le 22 septembre 1793 débute « l’Ère des François ».

La semaine est remplacée par la décade, le dimanche par le décadi. Les marchés du samedi sont transférés au nonidi, neuvième jour de la décade. Ainsi, la foire de la Sainte Paule s’appellera la foire du 8 Pluviôse (27 puis 28 janvier). Dans sa volonté unificatrice la Convention met en place les grammes et les mètres. Cette œuvre d’homogénéisation passe aussi par l’école et la langue. En juin 1794, le français devient la langue de l’unité au détriment du patois encore largement parlé à Issoire.

Le 9 Thermidor (28 juillet 1794) marque la chute des Montagnards Issoiriens.

À partir de l’an IV (1795-1796) il ne reste que des traces éparses de la vie politique à Issoire. Issoire renforce son rôle administratif. Elle est déjà chef-lieu d’un district et d’un canton en 1790. Le 18 janvier 1799 (29 nivôse an VII) est créé le Tribunal de commerce dont le ressort dépasse les limites de l’ancien district rayonnant sur plus de 12 cantons. La Constitution de l’an VIII, en créant les arrondissements et les sous-préfectures, élargit l’ancien district aux cantons des Montagnes Occidentales, au-delà du ressort du Tribunal de commerce, jusqu’à La Tour d’Auvergne et Tauves. En 1800, Issoire devint chef-lieu d’arrondissement.

 

Source : Jacques Bourdin, Issoire et les Issoiriens dans la Révolution, Clermont-Ferrand, 1989

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