Ville d'Issoire

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Des guerres de religion au XVIIIe siècle

À partir de 1540, le protestantisme prend de l’importance à Issoire où les guerres de religion sont particulièrement meurtrières.

Durant cette période, sous l’abbatiat de Louis Authier de Villemontée, le désordre s’installe dans le monastère. Le 15 octobre 1575, le capitaine huguenot Merle s’empare de la cité et la pille. La ville, bien que bénéficiant de fortifications (avec trois portes : au sud la porte du Pont, à l’est la porte du Ponteil, au nord la porte de la Berbiziale), est reprise le 1er juin 1577 par les troupes catholiques de l’armée royale, sous le commandement du duc d’Anjou, qui commettent à leur tour maintes exactions. Une légende évoque même une colonne placée sur les ruines de la ville avec les inscriptions : « Icy fust Yssoire ». C’est également durant cette période trouble des guerres de religion que la plupart des archives issoiriennes ont été détruites. La reconstruction de la ville débute à partir du 1er avril 1578.

Au XVIIe siècle, le rôle d’Issoire s’accroît. Malgré une épidémie de peste qui fait de nombreuses victimes en 1629, la cité se repeuple rapidement.

Sur le plan adminis

tratif, la même année, Issoire devient le siège d’une élection (circonscription financière relevant d’officiers de finances) qui comprend 135 paroisses et se compose d’un
président, d’un lieutenant, de deux élus et d’un procureur du roi. Le 24 février 1665, l’abbé Martial Chanut (1611–1695, abbé d’Issoire, aumônier de la reine Anne d’Autriche et visiteur général des Carmélites de France pendant trente ans, traducteur de nombreux ouvrages) introduit à Issoire la réforme de Saint- Maur contribuant à la prospérité du monastère. Ainsi, cette affiliation permet la rénovation des bâtiments conventuels. Issoire est constituée de deux paroisses, Saint-Avit (au nord de la ville) et Saint-Paul (au centre de la ville).

Au XVIIIe siècle, les fortifications sont abattues.

En 1700, l’abbé cède son titre de haut justicier de l’abbaye au roi Louis XIV qui installe une Prévôté royale à Issoire (constituée d’un lieutenant général, un lieutenant particulier, deux conseillers assesseurs, un procureur du roi, assistés d’un huissier et d’un greffier). Le monastère connaît de profonds troubles d’ordre moral et financier. Philippe Gabriel Dejuin de Siran sera le dernier abbé d’Issoire de 1783 à 1790.
Du point de vue administratif, un subdélégué représentant l’intendant (commissaire royal établi dans une généralité) est installé à Issoire à partir de 1720. Issoire est également le siège du contrôle des actes des notaires, d’un entrepôt du tabac et d’un service des postes.

Documentation

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