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La salle capitulaire et le parloir sont les deux seules pièces de l'abbaye dans lesquelles les abbés étaient autorisés à converser...
Il avaient fait voeu de silence.
Dérivé du mot « chapitre », le nom de « salle capitulaire » désigne l'un des lieux privilégiés de l'ancienne abbaye bénédictine. C’est dans cette pièce que les moines se réunissaient chaque jour pour faire la lecture des textes sacrés, discuter des affaires matérielles de la communauté et faire œuvre de contrition publique.
Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une des trois travées qui constituaient primitivement cette salle.
Les deux autres ont été détruites au XIXe siècle par l’architecte Aimond-Gilbert Mallay, lorsqu’il perça la rue qui sépare désormais l'église de l'abbaye.
Une baie géminée, supportée par trois colonnettes, ouvrait autrefois sur le cloître.
Les voûtes, ainsi que le mur sud, sont décorés de scènes inspirées des Ecritures Saintes peintes à la fresque et datées du XIIIe siècle. On peut y admirer le Christ, entouré de deux apôtres, un ange sonnant de l'olifant, un soldat, et Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.
Trois sarcophages des abbés ont été découverts dans la salle capitulaire par le service régional de l'archéologie en 1982 et 1983.
La salle capitulaire constitue une véritable « mémoire » de l'histoire architecturale de l'abbaye, chaque période y ayant laissé son empreinte. La conservation régionale des monuments historiques a procédé à l’étude de ces fresques préalablement à leur restauration.
Le parloir constituait autrefois le lieu où étaient accueillis les visiteurs.
Situé en contrebas du cloître, cette pièce ouvrait à l'origine sur la galerie du cloître.
La reconstruction des étages de l'abbaye au cours du XVIIIe siècle en a condamné cet accès.
Des enduits, décorés de faux appareillages réguliers, sont encore visibles sur le mur sud. Ils permettent de masquer les imperfections des murs construits en petit appareil irrégulier.
A la fin du XVe siècle, à la suite de plusieurs tremblements de terre dont les chroniques se font l'écho, l'abbaye apparaît très ruinée. L'abbé Antoine Bohier, qui dirigea l'abbaye de 1482 à 1517, ordonna la restauration du parloir.
Ses armes, d'or au lion rampant d'azur, au chef de gueules, sont sculptées sur la clé de voûte de cette salle.
Théâtre
Lundi 5 et mardi 6 mars 2012 - 20h30
Salle Claude-Nougaro, Animatis
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