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Etat des lieux

L’église édifiée par les moines bénédictins de Charroux en Poitou serait à l’origine de la construction d’un nouvel édifice sur les ruines d’un premier monastère dont on a peu de données autres qu’archéologiques. C’est à partir du XIIe siècle que l’abbatiale, dédicacée à Saint-Austremoine, évêque de Clermont, évangélisateur de la province d’Issoire au IIIe siècle, connaît son véritable essor. Elle se compose d’Ouest en Est, d’un narthex, identifié comme le transept de l’église du Xe siècle, d’une nef voûtée en plein cintre et de deux bas-côtés sur voûtes d’arêtes, se développant sur sept travées, d’un transept saillant avec absidioles, d’un chevet sur crypte flanquée de cinq chapelles orientées et d’un déambulatoire, illustrant un exemple accompli de l’art roman Auvergnat.

L’abbatiale Saint-Austremoine est considérée comme faisant partie des cinq édifices majeurs d’Auvergne. C’est au cours du XVIe siècle avec les guerres de religion, que l’édifice subit le plus d’outrages et de vandalismes destructeurs. Ceux-ci se traduisent notamment par l’éradication complète des clochers et une mise à sac de l’édifice.

Le XVIIe siècle, la réforme de Saint-Maur dans l’abbatiale assure la prospérité et permet la rénovation des seuls bâtiments abbatiaux, l’église restant dans un état général de grande fragilité durant tout le XVIIIe siècle et durant la période révolutionnaire. Le XIXe siècle, malgré le séisme de 1833, est le siècle des travaux de restauration intérieure et extérieure de l’édifice. On retient notamment, la dernière reconstruction du clocher principal de la croisée du transept dans sa volumétrie actuelle, la restauration de la façade occidentale, la réfection de l’ensemble des toitures en dalles de pierre de Volvic, se substituant aux tuiles creuses en terre cuite, et la réfection des décors intérieurs polychromes par Anatole Dauvergne.

Au cours du XXe siècle, les travaux réalisés portent sur l’entretien des toitures des clochers, et tout dernièrement sur la restauration complète des couvertures en tuiles creuses du chevet ainsi que des façades orientales, en résolution des désordres chroniques provoqués par des passages d’eau dans les voûtes et des conséquences qui en ont résulté sur les altérations des décors peints sous-jacents. On notera que les décors peints intérieurs sous voûtes de la croisée de transept, du déambulatoire et de la nef ont fait l’objet d’une restauration fin du XXe, dans les premières années du XXIe siècle.

L’église, devenue paroissiale en 1791, est classée Monument Historique en 1835.

     
         

MASSIF BARLONG ET TRANSEPTS NORD/SUD

Le massif barlong se prolongeant de part et d'autre de la base du clocher, vers les transepts Nord et Sud, a la particularité de présenter les surfaces extérieures de toitures de très faible pente localisées aux écoinçons, assurant le passage de l'octogone (base du clocher) au plan carré (carré de la croisée).

La couverture en dalles de pierre de Volvic, posée à pureau, de même technicité que la toiture de nef est posée avec une pente trop faible pour être fiable. Les enduits des demi-voûtes sous-jacentes sont particulièrement éprouvés et desquamés.

Les transepts Nord et Sud, parfaitement symétriques, présentent des toitures à deux pentes également couverts en dalles de pierre de Volvic. Le transept Nord, plus éprouvé que le transept Sud, a nécessité la mise en oeuvre préventive d'un filet de protection, tendu sous les retombées de voûte afin de contenir les chutes d'enduit des mortiers.

Les altérations très avancées affectent la conservation des décors, notamment d'une frise à décors géométrique alignée sous la clef de voûte.

 

     

 

MASSIF OCCIDENTAL

Situé à l'extrémité Ouest de l'édifice, les parties hautes ont été reconstruites au XIXe siècle sur un corps massif de plan rectangulaire. La façade principale, relativement sobre dans sa composition générale, reçoit le portail d'entrée avec archivolte sur colonnes et deux fenêtres plein cintre placées de part et d'autre. Quatre autres percements sur arc plein cintre animent la façade occidentale.

Le massif occidental comprend :

 

LA NEF, VAISSEAU PRINCIPAL ET LES BAS-CÔTÉS - LA SACRISTIE

La nef est constituée de 3 vaisseaux de sept travées, un vaisseau principal central et deux bas-côtés, longue de cinq travées, entre narthex et massif barlong. Les bas-côtés sont surmontés de tribune permettant la continuité des couvertures du faîtage à l'égout, selon le principe caractéristique des églises halles.

Le vaisseau principal ainsi que les bas-côtés Sud sont couverts par des dalles de pierres de Volvic à pureau posée sur voûtes maçonnées.

Les matériaux mis en oeuvre en toiture au XIXe siècle révèlent des défauts d'étanchéité au droit des joints longitudinaux, ainsi que dans les recouvrements de pureau à pureau occasionnant des siphonnages et pénétrations d'eau très préjudiciables à la conservation des mortiers et des décors peints sous-jacents.

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